CHARENTE-MARITIME | DÉCOUVRIR L’ESTUAIRE DE LA GIRONDE

Je suis partie, le temps d’une journée en famille, en direction de la Charente-Maritime vers un lieu qui nous était inconnu : l’estuaire de la Gironde. Malgré la proximité avec notre département, nous avions pour habitude d’aller plutôt vers La Rochelle ou l’Ile de Ré. Cette fois-ci nous avons voulu innover et découvrir un peu plus cette belle région diversifiée !

L’estuaire de la Gironde est le plus grand d’Europe : 75 kilomètres de long pour 12 kilomètres de large à son embouchure. Il est commun à deux fleuves, la Dordogne et la Garonne qui se rejoignent au Bec d’Ambès avant de rejoindre l’Océan Atlantique.

 

1 | Les carrelets de Port Maran

Cabanes sur pilotis avec un carrelet (filet de pêche) suspendu au dessus de l’eau, ces petites habitations de pêcheur se succèdent les unes aux autres le long de l’estuaire de la Gironde riche en poissons. En effet, la confluence entre l’eau douce des fleuves et l’eau salée de l’océan et également l’influence des marées entraînent la prolifération de nombreuses espèces aquatiques : lamproie, anguille, bar, sole…

Quelques carrelets sont classées, d’autres à l’abandon (surtout vers Bordeaux) mais ici, en Charente-Maritime, ils sont restaurés et toujours utilisés. Pour les amateurs de pêche, il est même possible de réserver un carrelet toute la journée pour pêcher. 

J’ai particulièrement eu un coup de cœur pour les carrelets du Port Maran, situés dans la commune de Meschers-sur-Gironde, avec leurs jolies couleurs blanches et bleues.

2 | Meschers-sur-Gironde et ses grottes troglodytes

Refuges lors de la Préhistoire, anciennes cachettes de pirates, habitations et même guinguettes, les grottes troglodytes de Meschers-sur-Gironde (Regulus et Matata) sont très pittoresques ! Situées à flanc de falaises calcaires, les grottes possèdent une vue  imprenable sur l’estuaire !

Réaménagées en musées, nous avons visité les grottes de Matata (les plus éloignées depuis le parking) avec un audio-guide qui nous explique leur évolution au fil des siècles. Matata a été réagencée avec du mobilier, objets et illustrations d’époque. Nous avons été un peu déçu de l’aspect assez vieillissant de la visite même si le contenu historique était intéressant. L’ensemble extérieur me fait plus penser à une disneylandisation qu’à un lieu naturel : aménagements anthropiques, beaucoup de touristes dans un lieu assez confiné et la forme des falaises et des grottes semblent artificielles (impression due à la couleur du calcaire).

Surplombant l’estuaire, un hôtel et une crêperie se sont également installés dans les grottes de Matata. Pour les gourmands, les crêpes sucrées sont succulentes.

Regulus, qu’en à elle, est un musée géré par la ville et qui est uniquement accessible lors de visite guidée.

En tout cas, ces lieux atypiques valent le coup d’oeil, principalement pour la vue depuis les falaises et pour l’histoire des grottes.

Informations pratiques

Les grottes de Matata

Tarif : 5 € par adulte

Horaires : 7j/7 du 31 mars jusqu’au 30 septembre 2018 de 10h à 19h
7j/7 du 1er octobre jusqu’au dernier jour des vacances de la Toussaint de 10h à 12h et de 14h à 18h.

3 | Talmont-sur-Gironde, l’un des villages les plus labellisés de France

Petite Cité de Caractère, Plus beau village de France, Village Préféré des Français en 2013, Village fleuri, Village de Pierres & d’Eau de Charente Maritime, Terre Saine certifiée sans pesticides… les labels n’en finissent plus à Talmont-sur-Gironde ! Et il les mérite !

Pour ceux qui connaissent un peu la Charente-Maritimes, le village ressemble grandement à ceux de l’Ile de Ré ou de l’Ile d’Oléron : les traditionnelles roses trémières, les murs blanchis à la chaux contrastés aux dégradés de bleu des portes et volets des maisons, les tuiles orangées, les petites ruelles pavées fleuries ou encore les boutiques artisanales.

Juchée sur un promontoire rocheux et dominant l’estuaire, Talmont est une ancienne bastide médiévale, édifiée en 1284 par Edouard Ier d’Aquitaine. Aujourd’hui il ne reste que quelques pans de remparts. Construite au XIIème siècle, l‘église Sainte-Radegonde est imposante par sa situation en bord de falaise, son volume et son portail richement sculpté.
La façade ouest de l’édifice fut reconstruite en style gothique au XVème siècle après qu’une travée de la nef soit tombée à la mer lors d’une tempête. 

4 | Profiter d’une promenade en calèche pour découvrir la rivière de Chauvignac

Sur la route du retour, nous nous sommes arrêtés au bord de la rivière de Chauvignac située sur la commune de Barzan.
Ce qui nous a interpellé ? Ce petit pôle nature (Natura 2000) qui propose du canoë ainsi que des promenades en calèche ! Nous sommes tout de suite séduits par la fraîcheur et la beauté des paysages. Tout est calme, apaisant et relaxant. 

C’est sous le rythme des sabots du beau « Colosse », cheval de trait de 20 ans, que nous partons à la découverte de cette jolie rivière. Le long du sentier nous apercevons notamment quelques nids de cigognes et vestiges romains.

MORBIHAN | LA CÔTE SAUVAGE DE QUIBERON

Si vous aimez l’air vivifiant de la mer et les éclats d’embruns, la côte sauvage de Quiberon en Bretagne est faite pour vous ! J’affectionne plus particulièrement cet endroit pour sa beauté naturelle et ses points de vue panoramiques sur les falaises de granite.

Sublime trait d’union entre le Morbihan et le Mor Braz, la presqu’île de Quiberon s’avance dans l’océan Atlantique où s’étire une côte sauvage aux paysages vivifiants. Elle s’étend sur 8 kilomètres depuis la Pointe du Percho jusqu’au Château Turpault. Propriété du Conservatoire du littoral, elle est sans cesse tourmentée par la mer et les vents. Même par temps calme, les vagues viennent se fracasser bruyamment sur les falaises escarpées, provoquant des jaillissements d’écume. Depuis des millénaires, l’érosion y a façonné d’innombrables criques, récifs, grottes et arches qui ne se dévoilent bien souvent qu’à marée basse.

Le paysage de la côte sauvage s’est modelé au gré des mouvements tectoniques et se transforme en permanence. Les falaises obliques déchirées par les houles ainsi que la taille des gros galets montrent la puissance et la force colossale des éléments naturels.
Quelle que soit la saison et la météo, la côte sauvage de Quiberon accroche le regard et marque les esprits. Tous les sens sont en éveil : un spectacle visuel magique, le bruit du fracas des vagues sur les rochers, les gouttes d’écume qui éclaboussent ou encore le parfum de la mer agitée.

Pour découvrir la côte sauvage, empruntez la route côtière jalonnée de nombreuses aires de stationnement et longez le sentier côtier piétonnier.

La luminosité sur les falaises à perte de vue est unique et si photogénique. Cet endroit reste un de mes spots préférés tant les couleurs, le temps et l’océan peuvent changer en quelques instants et devenir tout aussi extraordinaires.
Niveau météo, j’ai eu de la chance de pouvoir profiter du ciel bleu puis d’un ciel plus couvert, un joli contraste ! Je me suis arrêtée à Port Bara et à Porz Stang où j’ai pu m’amuser à photographier les courbes rocheuses de la côte et l’eau turquoise.

La marée étant montante, je n’ai pas pu accéder à certains sites célèbres tels que l’arche de Port Blanc ou la grotte de Port Bara. Ce n’est que partie remise et une bonne excuse pour revenir une prochaine fois !