La Drôme Provençale : que faire ?

La Drôme Provençale regorge de pépites naturelles et culturelles. Voici quelques idées de visites pour découvrir cette belle région, où la lavande, l’olive et les vieilles pierres sont des incontournables !

La Drôme Provençale se situe au Sud de Valence, à l’est de Montélimar. Cette région possède de superbes paysages, aux tonalités violettes l’été avec les nombreux champs de lavandes.

Entre plaines et petites montagnes, les chants des cigales de sont jamais bien loin ainsi que les villages en pierre blanche sur leurs promontoire rocheux ! Ce décor éclectique est un appel au ressourcement en pleine nature, là où la foule de touristes n’est pas, comparé à la Provence.

Je vous partage quelques sites que j’ai découvert lors d’un séjour là-bas où j’ai eu un vrai coup de coeur pour la région !

les champs de lavande, l’or bleu

Les lavandes et leurs touches violettes colorent le paysage de la Drôme Provençale ! Vous apercevrez les longs rangs de plants à travers les vallons et les montagnes.

Je vous conseille de venir en juin, la floraison est déjà bien entamée et il n’y a pas trop de touristes.

 

Il existe trois variétés de lavande :

– l’officinale : aux reflets bleutés, son sous-arbrisseau mesure entre 20 et 70 cm. On la rencontre en Méditerranéen et sur les versants ensoleillés des Alpes. Elle est appelée lavande « fine » lorsqu’elle pousse en montagne. Sa qualité et sa rareté en font une huile essentielle assez chère. Elle est utilisée en parfumerie et cosmétique pour la délicatesse de son parfum

– l’aspic : ses fleurs violettes pâles apparaissent à la fin août et forment des épis au bout de longues tiges. Elle a besoin d’un fort ensoleillement, on la rencontre souvent à l’état sauvage. Son essence est extraite en matière de santé. Elle a des vertus apaisantes dans les cas de morsures et piqûres d’animaux.

– le lavandin : c’est un hybride naturel né de la reproduction entre la lavande officinale et l’aspic. Le lavandin cultivé doit sa multiplication à la bouture. Aussi, il possède des propriétés relaxantes avec son parfum acre. Il est utilisé dans les intérieurs ou pour les huiles de massage.

 

Les plantes sont mises à sécher au soleil pour les déshydrater. Elles sont ensuite distillées : la vapeur d’eau traverse le végétal pour en extraire l’huile essentielle.

Des producteurs et des distillateurs vous ouvrent leurs portes pour en savoir plus que la production d’huile de lavande.

 

Attention : il faut éviter d’aller dans les champs pour ne pas abîmer ou piétiner les lavandes, ce sont souvent des propriétés privés. Aussi, de nombreux insectes butinent les fleurs de lavande. Il ne faut pas les déranger.

champ de lavande
détail lavande
rang champ de lavande
champ de coquelicot en bord de route
détail lavande
champ de lavande avec foret en fond

explorer grignan, entre château, collégiale et bourg

Grignan est le village incontournable de la Drôme Provençale. La citadelle est construite sur un piton rocheux depuis le Moyen-Âge. Elle se développe au fil des siècles avec notamment les grands travaux d’embellissement. L’ancienne forteresse médiévale devient un remarquable palais de la Renaissance (1495). 

Les ruelles pour accéder au château sont superbes et bien végétalisées. Il y a aussi pleins de petites boutiques d’artisans et de créateurs.

Le chemin de ronde mène à la Collégiale Saint-Sauveur (1535) et offre un sublime panorama sur les toits des maisons en pierre et sur la région. Elle est de style gothique méridional et son entrée se fait par un très beau portail. J’ai eu un coup de coeur pour la splendide terrasse en damier.

 

Au XVIIe siècle, le comte de Grignan François de Castellane Adhémar exerce pendant près d’un demi-siècle les fonctions de lieutenant général et de gouverneur de la Provence. Son mariage avec Françoise Marguerite de Sévigné est à l’origine de la célèbre correspondance épistolaire échangée entre la marquise de Sévigné et sa fille, la comtesse de Grignan. Mme de Sévigné repose dans le chœur de la Collégiale et une statue en son honneur est dressée dans le bourg.
Grâce au souvenir de Mme de Sévigné, le château de Grignan est sauvé de la ruine. Aujourd’hui il est ouvert à la visite durant l’été.

clocher église avec vue sur drome provençale
panorama sur drome provençale
clocher église
ruelle avec restaurants
entrée château fort
façade abbaye
entrée abbaye
végétation dans village

où manger des ravioles ?

La raviole est un plat typique de la Drôme. Elle se compose d’une pâte de farine de blé tendre, d’œuf et d’eau qui entoure une farce à base de Comté, de fromage blanc et de persil.

Certains restaurants la revisite en changeant les ingrédients de la farce.

J’ai testé les ravioles du Royans au parmesan au Café des Vignerons à Grignan : un vrai délice ! Le restaurant possède une petite terrasse ombragée très agréable.

Pour les amateurs de pâtisserie, je vous conseille aussi leur cheesecake aux fruits !

 

assiette avec ravioles
cheesecake

visiter chamaret et sa tour médiévale

La découverte de Chamaret se fait à pied. Dominé par les vestiges de l’ancienne forteresse féodale, il reste encore l’enceinte médiévale, deux anciennes portes fortifiées et le donjon du XIVème siècle.

L’accès au donjon se fait par les petites ruelles aux maisons colorées ou en pierre. Encore une fois, la végétation aux airs méditerranéens est omniprésente : cactus, oliviers, pins, le tout avec le chant des cigales en fond !

Le donjon se visite d’avril à fin septembre. Son esplanade, accessible toute l’année, offre déjà un superbe panorama sur la région.

tour du château depuis ruelle
ruelle village
église provençale
vue panoramique drome provençale
tour du château à travers olivier
entrée château ruine
sentier dans foret
vue sur paysage provençale

découvrir la production d’huile d’olive

L’autre star de la Drôme Provençale est l’huile d’olive ! Les oliviers sont facilement reconnaissables avec leurs feuilles allongées et leurs fleurs ocres à la fin du printemps. Elles se transforment en olive pendant l’été.

 

Le processus de fabrication d’huile d’olive est simple :

– les olives sont récoltées à partir d’octobre, une fois qu’elles sont bien concentrées de soleil, de vitamines et d’oméga

– l’effeuillage et le lavage des fruits se font à l’eau froide

l’olive et son noyau s’éclatent contre une grille à l’aide de marteaux en acier (avant on utilisait une meule de pierre)

les noyaux sont éliminés

– le jus s’élabore pendant le malaxage lent à froid de la pâte d’olives

– après la décantation le jus suit son chemin dans une centrifugeuse où l’huile est séparée de l’eau et des éléments solides 

 

Plusieurs domaines et moulins ouvrent leurs portes au public pour partager leur savoir-faire ancestral et faire découvrir leur métier d’oléiculture.

detail branche olivier
bouteilles d'huile d'olive
détail olivier

le poët-laval, le village fondé par les chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem

Classé parmi les Plus Beaux Villages de FranceLe Poët-Laval a conservé une partie des monuments de l’époque médiévale notamment son château et l’imposant donjon du XIIème siècle qui surplombe tout le village. La vue est imprenable sur les massifs alentours et les collines boisées depuis l’intérieur de la cour et au niveau des remparts.

Les vestiges de la chapelle romane Saint-Jean-des-Commandeurs se trouvent juste à côté : le clocher et une partie de la nef sont encore visibles.

Je vous conseille de vous promener à travers les ruelles, entre cactus, cyprès, pins parasols et brins de lavandes. Une vraie carte postale typique de la région ! 

Le Poët-Laval est l’un des berceaux de la fabrique d’objets artisanaux dans la région : quelques potiers et verriers ont leurs ateliers et magasins dans le village.

ruelle avec muret et fleurs
maisons en pierre village
chateau façade
detail porte village
ruine chateau avec vue

où dormir ?

Le Domaine du Colombier

 

L’hôtel 4* se situe à Malataverne, en plein coeur de la Drôme Provençale. Cette ancienne bastide du XIVème siècle servait de relais aux pèlerins.

Un immense parc arboré parsemé de fontaines et une piscine chauffée invitent à la relaxation et au ressourcement en pleine nature, au calme. 

Les chambres et les suites, au design très épuré et chic-campagne, ont une vue directe sur le parc et les environs. Des terrasses et balcons privatifs vous permettent de petit-déjeuner dans un cadre naturel incroyable.

 

Pour se restaurer :

– le restaurant gastronomique où le Chef Jean-Michel Bardet et son équipe élaborent à partir de produits du terroir et du potager de l’hôtel une cuisine créative 

– le bistrot 270 du Chef Anthony Monteremal qui travaille avec des produits de saison et des producteurs locaux

 

Les services +

– un espace de massage

– une salle de séminaire et de réception 

– un bar lounge

salle de restaurant
détail lit chambre hotel
façade hotel

Déguster les vins de la drôme provençale

La région de la Drôme Provençale possède plusieurs AOP niveau vignoble :

– Côtes du Rhône et de la vallée du Rhône

– Grignan-les-Adhémar 

– Cru Vinsobres 

– Coteaux des Baronnies

 

Les châteaux viticoles vous accueillent tout au long de l’année pour visiter la propriété, connaître leurs techniques de vinification et déguster leurs vins.

Certains organisent des ateliers oenotouristiques, des accords mets et vins ou encore des initiations à la dégustation.

Je vous conseille d’aller au Château Les Amoureuses situé à Bourg-Saint-Andéol. Il propose des visites sur rendez-vous où vous pourrez déguster ses vins AOP Côtes-du-Rhône et IGP Ardèche. Son immense chais est superbe, entre barriques en bois et amphores.  

Il possède également une belle boutique où vous retrouverez ses différents vins mais aussi sa production d’huile d’olive et du miel.

détail raisin

La Drôme Provençale vous a conquise ? Une prochaine idée de lieu pour un weekend ou pour les vacances ?

Ce n’est bien-sûr qu’une petite partie des sites à découvrir dans la région, il y a tant à voir là-bas ! Je compte y retourner bientôt pour poursuivre mon exploration à travers les lavandes et les oliviers et tester quelques randonnées.

liens utiles

– Prévisions météos sur Météoblue

– État des routes en temps réel sur Inforoutes Drôme

– Bonnes adresses et idées de séjour sur le site de l’Office de Tourisme La Drôme Provençale

Retrouvez toutes mes découvertes en France dans cette rubrique

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5 VISITES A FAIRE DANS LA VALLÉE DE LA DORDOGNE

La Dordogne est célèbre pour la richesse de son patrimoine culturel et son histoire. Zoom sur 5 sites à faire dans la vallée de la Dordogne, dans le Périgord Noir.

Qui dit Dordogne dit châteaux médiévaux sur leurs promontoires rocheux, villages typiques accolés aux falaises, balades en canoë, grottes ou, pour les plus gourmands, foie gras.

Retour sur mes 5 lieux préférés et incontournables situés dans le sud du département, dans le Périgord Noir.

Le Château de Beynac

Château le plus connu du Périgord, il fût construit en 1115 par les barons de Beynac sur une falaise vertigineuse à 152mIdéalement placé au pied de la Dordogne, le village et le château ont prospéré grâce à cette situation stratégique et au commerce fluvial. Les gabarres qui transportaient des noix, du bois ou encore du vin, devaient payer un droit de passage pour poursuivre la route vers Bordeaux. Au cours de la Guerre de Cent Ans, il sert de place forte française, la Dordogne servant de frontière entre la France et l’Angleterre.

Je débute la visite du château et je suis impressionnée par la grandeur des lieux. J’accède à plusieurs pièces où tapisseries et mobiliers d’époque Renaissance sont exposés : salle des gardes, cuisines, salle des états du Périgord où se réunissaient les barons. Le superbe escalier Renaissance qui donne sur un patio et la barbacane sont à voir. Le donjon carré accolé au logis est la partie la plus ancienne du château.

La vue panoramique sur le château et les environs depuis la terrasse de l’éperon est superbe, avec juste en face le Château de Castelnaud. 

Vous l’aurez surement reconnu, la forteresse a servi pour le tournage de nombreux films, notamment les Visiteurs, Jeanne d’Arc et bientôt The Last Duel, le dernier film de Ridley Scott qui sortira en 2021. D’où le fait qu’elle soit si bien conservée !

Informations pratiques

Horaires : tous les jours de 10h à 19h

Tarif : 9,50 € pour la visite libre 

Durée de la visite : 1h

Site internet

vue beynac canoe
tapisserie et meuble renaissance
escalier renaissance
vue dordogne
vue chateau depuis village
vue depuis tour
escaliers
façade chateau avec vue
barques contre bas

Où MANGER ?

Le Petit Jardin

Un cadre super charmant et cosy, entouré d’une végétation luxuriante : vignes, massifs, fleurs… J’ai pris le Beynac Bol : une salade avec du concombre, des tomates, du quinoa, du magret de canard, un oeuf et en dessert la traditionnelle tarte aux noix qui était succulente !

Ici les produits sont frais et locaux. Ils proposent aussi des crêpes et des glaces.

 

salade perigord
jardin restaurant
gateau noix

Les Jardins de Marqueyssac

Je suis arrivée à Marqueyssac à l’ouverture du parc et j’ai ainsi pu profiter seule de la tranquillité et du calme pendant une bonne quinzaine de minutes. Un vrai bonheur !
Construit sur un promontoire rocheux, le château, une demeure du XVIIIème siècle, est également ouvert à la visite. Sa toiture est faite avec un matériau typique de la région appelé la lauze (tuile de pierre) et elle pèse plus de 500 tonnes.
En contre-bas j’aperçois les 150 000 buis centenaires taillés à la main, dominant la vallée. Les jardins sont labellisés jardin remarquable et c’est largement mérité. Le travail minutieux pour avoir un tel rendu est énorme. La vue panoramique sur le Château de Castelnaud au loin à travers les pins et les buis sublime l’ensemble. Une atmosphère romantique et douce s’émane des lieux, je ne peux que succomber.

Après mettre aventurée à travers les buis par les petits sentiers aménagés, je décide d’aller jusqu’au belvédère (800m depuis le château). Entouré de verdures et longeant les falaises rocailleuses, le cheminement est très agréable avec de jolis points de vue sur la vallée de la Dordogne, des cascades, des cabanes en bois, des rocailles et une abondante végétation assez méditerranéenne.
A 192m d’altitude et à 130m au-dessus de la rivière, j’arrive face au panorama du belvédère. La vue est juste incroyable et c’est surement la plus belle du Périgord ! D’ici j’aperçois les châteaux de Beynac, Castelnaud et Fayrac ainsi que les villages classés parmi les plus beaux de France : la Roque-Gageac et Domme. En contre-bas la Dordogne sillonne le long des champs et des impressionnantes falaises.

Une fois mettre régalée visuellement, je poursuis la visite du site et je me retrouve dans un partie plus humide et forestière. Le parcours qui permet de découvrir les 22 ha des jardins fait 6km.

Informations pratiques

Horaires : tous les jours | juillet/août de 9h à 20h – avril/mai/juin/septembre de 10h à 19h – février/mars/octobre de 10h à 18h – novembre/décembre/janvier de 14h à 17h

Tarif : 9,90 € pour la visite libre 

Billet jumelé avec le Château de Castelnaud : 19 €

Durée de la visite : 1h30

Site internet

jardin buis
détail buis
jardin buis et demeure
panorama dordogne
fenetre cabane vue
allées buis dans forêt
vue sur dordogne
vus castelnaud buis
vue dordogne et falaises
buis et demeure
détail buis allée

Domme

Classée parmi les Plus Beaux Villages de France, la bastide a été construite en 1281 sur une falaise à 215m dans un but défensif.
L’entrée dans le village se fait par la Porte des Tours aux deux demi-tours. Des Templiers y furent emprisonnés et réalisèrent sur les murs des gravures encore visibles aujourd’hui.
J’ai particulièrement aimé les ruelles végétalisées et les devantures aux pierres dorées des boutiques joliment décorées quand on se dirige vers le cœur de la bastide par la Grand-Rue.

Au sous-sol de la halle se trouve une grotte naturelle à concrétions où abondent stalactites et stalagmites.

Depuis les remparts, aux bords des falaises, la vue sur la vallée de la Dordogne est très belle. On peut y admirer Beynac, Montfort et La Roque-Gageac. 

porte remparts
ruelle village
ruelle village
façade village
fleurs village
panorama dordogne
boutique village medieval

Le Château de Castelnaud

Construit au XIIème sur un éperon rocheux, le Château de Castelnaud est l’exemple parfait d’une fortification médiévale : remparts, logis, tours, chemin de ronde, donjon, mâchicoulis, haute et basse cour.

Du côté anglais pendant la Guerre de Cent Ans, il est repris par l’armée française en 1442 et restitué à la famille de Caumont, les propriétaires d’origine. Il fût abandonné à la Révolution, devenu carrière de pierres puis il est restauré jusqu’en 2012.

La forteresse domine la vallée de la Dordogne avec face à lui le château de Beynac. N’hésitez pas à prendre un peu de hauteur en grimpant dans les tours pour avoir une très belle vue sur la région.

Le château loge le musée de la guerre au Moyen-Âge qui possède une belle collection d’armes, armures et machines de guerre. Une jolie découverte de la vie quotidienne de cette époque avec également un jardin médiéval et des animations proposées par l’équipe du château. 

Informations pratiques

Horaires : tous les jours | juillet/août de 9h à 20h – avril/mai/juin/septembre de 10h à 19h – février/mars/octobre de 10h à 18h – novembre/décembre/janvier de 14h à 17h

Tarif : 10,90 € l’été et 9,90 € l’hiver pour la visite libre 

Billet jumelé avec les Jardins de Marqueyssac : 19 €

Durée de la visite : 1h

Site internet

vue chateau depuis village
musée guerre
exterieur chateau cour
vue remparts
façade chateau avec vue
exterieur chateau vegetation
fenetre chateau
exterieur chateau
remparts chateau

La Roque-Gageac

Classé parmi les Plus Beaux Villages de France, c’est le 3ème village le plus visité après le Mont-Saint-Michel et Rocamadour. La Roque-Gageac a cette particularité d’avoir ses habitations collés entre les falaises et la Dordogne. C’est vraiment impressionnant à voir ! 

La promenade est très agréable, les maisons ont toutes des tuiles brunes en lauze et des façades en pierre aux couleurs ocre et sienne. Le Manoir de Tarde domine le village avec ses deux corps de logis accolés à la tour. C’était l’ancienne résidence des évêques de Sarlat.

Gros coup de coeur pour la partie végétalisée vers l’église et son clocher-mur : bananiers, cactus, dattiers, palmiers offrent un décor totalement exotique !

palmier
maisons dans roche
vue village depuis dordogne
dattier
bananier
ruelle vegetalisée

ACTIVITÉS 

Session canoë avec Canoë Dordogne

J’ai fait le parcours de 9km depuis la Roque-Gageac jusqu’au Château de Milandes. C’est celui qui vous permet de découvrir les principaux châteaux de Beynac, Castelnaud, Fayrac et Milandes. J’ai mis 1h30 en faisant uniquement quelques pauses photos.

Beaucoup de monde sur la première partie jusqu’à Beynac, après c’est beaucoup plus calme et le paysage est plus sauvage !

 

Tarif : 17 € par personne

Le retour se fait en bus toutes les heures donc il faut bien calculer son coup !

vue canoe castelnaud
fleurs rivière

Vous l’aurez compris, en Dordogne, dès que l’on prend un peu de hauteur, les vues panoramiques sur la vallée et son riche patrimoine culturel sont sublimes !

Cet été, profitons de découvrir nos belles régions ! 

ALPES-MARITIMES | GILETTE & BONSON, VILLAGES PERCHÉS

Lors de mon passage dans les Alpes-Maritimes, je me suis arrêtée à Gilette et Bonson, deux villages atypiques, situés sur des promontoires rocheux, aux ruelles colorées et médiévales, reflétant le charme du Sud.

Gilette fût littéralement un coup de coeur. Depuis la route sinueuse, j’aperçois le village sur les hauteurs. Plus je me rapproche, plus mes yeux s’émerveillent. Il est encore tôt, le soleil se dévoile progressivement derrière les montagnes qui m’entourent.

Arrivée à 400 mètres d’altitude, les ruines du château médiéval de l’Aiguille (XIIIème siècle) me font face sur l’éperon rocheux.
Gilette est une place forte depuis l’époque gallo-romaine en raison de sa situation géographique presque inaccessible. Les vastes champs d’oliviers et son moulin à huile témoignent la grande production d’olives dans le village depuis le XVème siècle.

J’arpente les ruelles pavées silencieuses, en me laissant guidée par les jolies maisons en pierre aux volets colorés et les passages voûtés. Je retrouve le style architectural chaleureux italien que j’aime tant. A chaque coin de rue, les points de vue sont à couper le souffle sur la confluence du Var et de l’Estéron ainsi que sur les montagnes alentour et la Méditerranée.

Le panorama au niveau de l’esplanade du château me laisse sans voix. Un rayon de lumière dorée illumine le village et les contre-forts des massifs des Préalpes d’Azur. Le ruissellement de la rivière située juste en bas est l’unique son que je perçois et rend l’atmosphère encore plus paisible.

Je reste sur place de longues minutes pour graver chaque image, son, odeur et ne rien oublier du spectacle qui s’offre à moi.

Situé face à Gilette, Bonson domine également la vallée du Var à 500 mètres d’altitude. Accolé au massif du Mont Vial, le village est construit tout en longueur, profitant ainsi complètement du superbe panorama.

Je débute ma visite en empruntant les ruelles médiévales colorées : sûrement le plus grand charme de Bonson. Les façades des maisons ont des éclats ocre, ivoire et orangé et les volets en bois ornent des bleus foncés et des verts sapins. Les couleurs explosent encore plus avec l’intensité du soleil.
Les touches végétales ajoutent un caractère naturel encore plus prononcé : cactés et plantes grasses dans de jolies poteries.

Je prends la direction de l‘église pour admirer la vue à 360° sur la Méditerranée, les Alpes et les rangs d’oliviers en contre-bas. Je ne me lasse pas de ce paysage si caractéristique et authentique à la région.

ITALIE | LA LIGURIE : LA RÉGION EN PLEINE MONTAGNE

Comment ne pas résister au fait de passer la frontière pour aller en Italie quand on fait étape à Nice ? Pour ma part je ne me suis pas posée 36 questions, un rapide coup d’oeil sur le GPS et me voilà partie en quête de nouveaux paysages italiens.

Mes séjours en Italie commencent à être nombreux et j’ai toujours autant d’engouement pour ce pays. Il m’aura fallu à peine 30 minutes pour m’y retrouver une nouvelle fois. L’année 2020 débute plutôt bien. Ravie d’être de retour « à la maison » comme je me suis laissée penser, je décide d’arpenter les petites routes de montagne de la région de Ligurie, sans réel objectif.

Le relief devient plus abrupte, les montagnes parsemées de feuillus et de champs d’oliviers s’élèvent progressivement devant moi. Après plusieurs kilomètres à travers la route sinueuse, je choisis de faire étape à Apricale en voyant au loin le petit village perché au sommet d’une colline.

C’est la première fois que je vais l’Italie en période hivernale et je découvre avec surprise la même convivialité que l’on retrouve durant l’été. J’explore les minuscules ruelles médiévales bordées de maisons traditionnelles en pierre, aux volets vert sapin et bois. Un des charmes d’Apricale : les passages arqués et les escaliers qui font du village un vrai labyrinthe. A mon plus grand bonheur, cactus, succulentes et autres plantes exotiques arborent les devantures des habitations. J’arrive sur la place du village où plusieurs locaux discutent en se réchauffant autour d’un grand feu de bois, une tradition dans la région. Je retrouve la typicité de l’Italie que j’aime tant : les maisons colorées aux tons ocres et roses, les touches de doré, les façades de style Renaissance, les portes en bois massives, l’accent chantant, la vue sur les montagnes, l’atmosphère chaleureuse où on ressent qu’il fait bon vivre. L’église de Santa Maria degli Angeli située au-dessous de la partie principale du village vaut le détour pour son fronton et ses fresques du XVème siècle. Apricale est classé parmi les plus beaux villages italiens et c’est largement mérité !

Je reprends la route en direction d’Isolabona, un joli village situé au confluent de la Nervia et du Rio Merdanzo. L’accès principal au quartier historique se fait par un pont médiéval où l’on peut apercevoir le massif du Monte Toraggio.

A ne pas manquer : les fontaines du XVème siècle parsemées un peu partout, la Piazza Piccola, l’intérieur rococo de l’église et les pittoresques ruelles surnommées « carrugi » semblables à celles d’Apricale.

Je fais une dernière étape à Dolceacqua avant de repartir vers la France. Je suis agréablement surprise par la beauté de la ville. Son château en ruine, construit sur un promontoire rocheux, attire immédiatement mon regard ainsi que les façades colorées des maisons le long de la rivière. Une très belle vue d’ensemble !
Je traverse la Nervia en empruntant le pont médiéval à l’architecture atypique pour arpenter les vieilles ruelles pavées et savourer encore quelques instants de l’atmosphère italienne.

Ces villages nichés au coeur des montagnes sont des petits pépites patrimoniales, qui ont gardé tout leur charme historique et leur ambiance chaleureuse, loin de effervescence de la côte Méditerranéenne. Encore une jolie découverte italienne !  

CHARENTE-MARITIME | DÉCOUVRIR L’ESTUAIRE DE LA GIRONDE

Je suis partie, le temps d’une journée en famille, en direction de la Charente-Maritime vers un lieu qui nous était inconnu : l’estuaire de la Gironde. Malgré la proximité avec notre département, nous avions pour habitude d’aller plutôt vers La Rochelle ou l’Ile de Ré. Cette fois-ci nous avons voulu innover et découvrir un peu plus cette belle région diversifiée !

L’estuaire de la Gironde est le plus grand d’Europe : 75 kilomètres de long pour 12 kilomètres de large à son embouchure. Il est commun à deux fleuves, la Dordogne et la Garonne qui se rejoignent au Bec d’Ambès avant de rejoindre l’Océan Atlantique.

 

1 | Les carrelets de Port Maran

Cabanes sur pilotis avec un carrelet (filet de pêche) suspendu au dessus de l’eau, ces petites habitations de pêcheur se succèdent les unes aux autres le long de l’estuaire de la Gironde riche en poissons. En effet, la confluence entre l’eau douce des fleuves et l’eau salée de l’océan et également l’influence des marées entraînent la prolifération de nombreuses espèces aquatiques : lamproie, anguille, bar, sole…

Quelques carrelets sont classées, d’autres à l’abandon (surtout vers Bordeaux) mais ici, en Charente-Maritime, ils sont restaurés et toujours utilisés. Pour les amateurs de pêche, il est même possible de réserver un carrelet toute la journée pour pêcher. 

J’ai particulièrement eu un coup de cœur pour les carrelets du Port Maran, situés dans la commune de Meschers-sur-Gironde, avec leurs jolies couleurs blanches et bleues.

2 | Meschers-sur-Gironde et ses grottes troglodytes

Refuges lors de la Préhistoire, anciennes cachettes de pirates, habitations et même guinguettes, les grottes troglodytes de Meschers-sur-Gironde (Regulus et Matata) sont très pittoresques ! Situées à flanc de falaises calcaires, les grottes possèdent une vue  imprenable sur l’estuaire !

Réaménagées en musées, nous avons visité les grottes de Matata (les plus éloignées depuis le parking) avec un audio-guide qui nous explique leur évolution au fil des siècles. Matata a été réagencée avec du mobilier, objets et illustrations d’époque. Nous avons été un peu déçu de l’aspect assez vieillissant de la visite même si le contenu historique était intéressant. L’ensemble extérieur me fait plus penser à une disneylandisation qu’à un lieu naturel : aménagements anthropiques, beaucoup de touristes dans un lieu assez confiné et la forme des falaises et des grottes semblent artificielles (impression due à la couleur du calcaire).

Surplombant l’estuaire, un hôtel et une crêperie se sont également installés dans les grottes de Matata. Pour les gourmands, les crêpes sucrées sont succulentes.

Regulus, qu’en à elle, est un musée géré par la ville et qui est uniquement accessible lors de visite guidée.

En tout cas, ces lieux atypiques valent le coup d’oeil, principalement pour la vue depuis les falaises et pour l’histoire des grottes.

Informations pratiques

Les grottes de Matata

Tarif : 5 € par adulte

Horaires : 7j/7 du 31 mars jusqu’au 30 septembre 2018 de 10h à 19h
7j/7 du 1er octobre jusqu’au dernier jour des vacances de la Toussaint de 10h à 12h et de 14h à 18h.

3 | Talmont-sur-Gironde, l’un des villages les plus labellisés de France

Petite Cité de Caractère, Plus beau village de France, Village Préféré des Français en 2013, Village fleuri, Village de Pierres & d’Eau de Charente Maritime, Terre Saine certifiée sans pesticides… les labels n’en finissent plus à Talmont-sur-Gironde ! Et il les mérite !

Pour ceux qui connaissent un peu la Charente-Maritimes, le village ressemble grandement à ceux de l’Ile de Ré ou de l’Ile d’Oléron : les traditionnelles roses trémières, les murs blanchis à la chaux contrastés aux dégradés de bleu des portes et volets des maisons, les tuiles orangées, les petites ruelles pavées fleuries ou encore les boutiques artisanales.

Juchée sur un promontoire rocheux et dominant l’estuaire, Talmont est une ancienne bastide médiévale, édifiée en 1284 par Edouard Ier d’Aquitaine. Aujourd’hui il ne reste que quelques pans de remparts. Construite au XIIème siècle, l‘église Sainte-Radegonde est imposante par sa situation en bord de falaise, son volume et son portail richement sculpté.
La façade ouest de l’édifice fut reconstruite en style gothique au XVème siècle après qu’une travée de la nef soit tombée à la mer lors d’une tempête. 

4 | Profiter d’une promenade en calèche pour découvrir la rivière de Chauvignac

Sur la route du retour, nous nous sommes arrêtés au bord de la rivière de Chauvignac située sur la commune de Barzan.
Ce qui nous a interpellé ? Ce petit pôle nature (Natura 2000) qui propose du canoë ainsi que des promenades en calèche ! Nous sommes tout de suite séduits par la fraîcheur et la beauté des paysages. Tout est calme, apaisant et relaxant. 

C’est sous le rythme des sabots du beau « Colosse », cheval de trait de 20 ans, que nous partons à la découverte de cette jolie rivière. Le long du sentier nous apercevons notamment quelques nids de cigognes et vestiges romains.

ITALIE | LES SITES INCONTOURNABLES EN TOSCANE

La Toscane c’est de vastes étendues, des collines, des allées de cyprès et de pins parasols et des villages médiévaux. Voilà quelques sites incontournables à voir si vous êtes de passage dans ma région préférée d’Italie.

1 | Montefioralle

Je suis partie à travers les routes sinueuses de la région viticole du Chianti pour me rendre dans l’un des plus anciens villages d’Italie : Montefioralle. 
Situé sur un promontoire, il est inscrit dans la liste des bourgs italiens les plus beaux. Dès que je suis arrivée sur les lieux, j’ai vite compris pourquoi !

Au Moyen-Âge, Montefioralle était l’un des plus grands centres militaires et administratifs de la région. Sa première mention date de 1085.
Aujourd’hui ses murs d’origine sont toujours présents. Son unique rue circulaire est bordée de maisons, certaines en forme d’arches, et de tours médiévales. Au point le plus haut du village, vous pouvez visiter l’église de San Stefano, reconstruite au XVIIIème siècle. 
Le navigateur et explorateur Amerigo Vespucci, qui donna son nom à l’Amérique, est né dans l’une de ces maisons, reconnaissable au V des Vespucci sur la façade. La porte d’entrée est particulièrement magnifique et imposante !

A mon plus grand bonheur, les ruelles sont parsemées de cactus, succulents, aromates et autres plantes. Une petite touche végétale rend tout de suite un village plus accueillant et charmant !
Il s’y dégage une atmosphère apaisante mais aussi intimidante : l’ancienneté du village se ressent et c’est assez incroyable qu’il soit si bien conservé ! On fait un joli saut au temps du Moyen-Age !

Je me suis ensuite aventurée à travers le vignoble, par des petits chemins, hors des sentiers battus pour avoir une vue différente pour faire d’autres photographies. 

Informations pratiques

Itinéraire 

Depuis Florence : prendre la route SR222 en direction de Greve in Chianti, passer dans Grassina puis dans Strada in Chianti.
40 minutes de route.

Parking gratuit en bas du village, circulation interdite en ville pour les non-résidents

 

Où manger ?

Cafe Montefioralle
Località Castello di Montefioralle, 57

Seul café du village, il propose des petites douceurs pour les gourmands : boissons, paninis, gâteaux, pâtisseries…
L’extérieur est très charmant et attire tout de suite l’oeil ! 

2 | Sienne

Sienne fait parti de mes gros coups de coeur. Classée au Patrimoine Mondial de l’UNESCO en tant qu’extraordinaire ville médiévale, Sienne est tout simplement splendide. Le temps semble s’être arrêté aux environs du XIIIème siècle, quand la ville a commencé à s’enrichir de son patrimoine artistique et architectural.

Que faire à Sienne ?

 

1 | La Piazza del Campo et la Torre del Mangia

En prenant la ruelle principale qui mène au centre historique de Sienne, je tombe face à l’immense Piazza del Campo, la place principale de la ville. Elle se différencie par sa forme incurvée et son inclinaison en forme d’amphithéâtre.

La Torre del Mangia attire tout de suite le regard, imposante et gigantesque. Datant du XIVe siècle, elle domine la place avec ses 102 mètres de haut. Sa hauteur correspond à celle du Dôme, en symbolisant l’équilibre entre le ciel et la terre.
La tour est ouverte au public : il y a plus de 400 marches à monter pour atteindre le sommet, d’où on peut admirer une vue magnifique sur Sienne.

C’est aussi sur cette place que se déroule le célèbre Palio, la fête la plus grande de la tradition senoise. C’est une course de chevaux, qui se tient deux fois par an, le 2 juillet et le 16 août où chaque couple cavalier/cheval représente un des dix-sept quartiers de la ville.

Informations pratiques

Horaires : d’octobre à février – tous les jours de 10h à 16h & de mars à septembre – tous les jours de 10h à 19h

Tarif : 20 € Torre del Mangia + Museo Civico + Santa Maria della Scala

2 | La Cathédrale et son duomo

Dominant la ville au sommet de la colline, la Cathédrale Notre-Dame-de-l’Assomption (ou Santa Maria Assunta), construite de 1136 à 1382, fait partie d’un ensemble de l’Opera della Metropolitana di Siena.

Un peu d’histoire : Une première église a été construite sur l’actuelle cathédrale. Dès le IXème siècle, elle est agrandie et on y ajoute une coupole. Mais la cathédrale est jugée trop petite comparé à ceux de Pise et Florence. Un projet très ambitieux est lancé pour l’élaboration d’un nouveau dôme afin d’elle soit l’une des plus grandes églises d’Italie. Cependant, la peste se propage dans toute la Toscane et les travaux sont interrompus. Aussi, les fondations ont commencé à s’effondrer et le projet est définitivement abandonné en 1355. L’agrandissement prévoyait la construction d’une gigantesque nef perpendiculaire au mur côté campanile (la nef actuelle devenant juste le transept, ça donne une petite idée de l’ampleur).
Aujourd’hui, on peut encore apercevoir les vestiges du grand mur de pierres avec arcades et la façade inachevée de l’ex-future nef, le facciatone, laissé tel quel.

De style gothique italien, la majestueuse et raffinée architecture du duomo m’a plus particulièrement marqué. La façade est véritablement somptueuse avec son marbre polychrome blanc, vert et rose. Au-dessus de l’impressionnante porte centrale en bronze, les trois portails sont très finement sculptés avec des motifs végétaux et des statues. La ressemblance avec le duomo de Florence est frappante ! Sur le côté, le campanile, de style roman, mesure 77 mètres. L’ensemble est décoré d’une alternance de lignes de marbre blanc et vert foncé, que l’on retrouve aussi à l’intérieur. Les ouvertures sur 6 niveaux, gagnant une fenêtre à chaque étage, créent un joli dynamisme. 

L’intérieur de la cathédrale est tout aussi somptueux et gigantesque : les fresques, les plafonds, les vitraux, la profusion des détails ornementaux. La nef s’étend sur 89 mètres, la perspective est brouillée par le jeu de superposition des lignes noires et blanches des piliers. En levant la tête sur les arches, on aperçoit la photo de famille ecclésiastique avec 171 bustes en stuc figurant les différents papes. Le plafond de la nef ressemble à un ciel étoilé, rempli d’astres dorés.
Le pavement d’une surface de 3000 m² comporte 37 marqueteries de marbre représentant les sibylles.

Le baptistère San Giovanni, situé sous l’abside, est accessible au niveau inférieur de la rue, sur la Piazza San Giovanni. Sa grande façade gothique en marbre polychrome semble oppressée dans un si petit espace. L’intérieur est ici confidentiel avec deux rangées de trois nefs et les murs sont richement décorés par les fresques.

Je vous conseille aussi de descendre à la crypteredécouverte en 2002, pour y voir les fondations de l’ancienne cathédrale et les anciennes peintures murales admirablement bien conservées car elles étaient ensevelies sous le sable pendant des siècles !
Le spectacle est incroyable et très impressionnant : le plafond est si haut qu’on ne se rend pas compte qu’il y a la cathédrale actuelle juste au dessus de nos têtes !

J’ai accédé par le Musée dell’Opera del Duomo au sommet de la façade du facciatone qui offre une vue époustouflante à 360° sur les toits de Sienne, la Piazza del Campo et la campagne environnante. 
Bémol : juste un petit groupe de personnes peut monter et les roulements sont rapides. J’y suis juste restée quelques minutes le temps de prendre des photos. 

Informations pratiques

Horaires : de mars à octobre : tous les jours, de 10h30 à 19h (sauf dimanche et jours fériés : 13h30-18h) & de novembre à février : tous les jours, de 10h30 à 17h30 (sauf dimanche et jours fériés : 13h30-17h30)

Opa Si Pass : 12 € en été et 8 € en hiver, qui donne accès à la Cathédrale (Duomo), le Baptistère, la Crypte, le Musée dell’Opera et le Facciatone. 

3 | Se promener hors du centre historique

Sienne a un côté négatif : le monde. C’est pire qu’à Florence à cause de ses rues plus étroites ! Après avoir visité le duomo, j’ai décidé de partir à la découverte de places, de ruelles et de petites églises, si charmantes, aux célèbres couleurs terre de sienne et surtout sans touriste.
En me laissant guider tranquillement, j’ai pu profiter du calme et de la sérénité.

Informations pratiques

Comment se rendre à Sienne ?

Depuis la gare routière de Florence, j’ai pris une ligne de bus qui fait un trajet direct en 1h30. La route est assez agréable, on parcourt les vignobles et la campagne toscane. Il y a des départs toutes les 30 minutes.
Le bus m’a déposé dans le centre qui se visite exclusivement à pied, la ville est plutôt petite !

Compagnie : Tiemme SPA (131R pour la ligne rapide)

Tarif : 7,80 € l’aller

3 | Montepulciano

Je continue mon périple jusqu’au village de Montepulciano situé à 60 kilomètres au Sud de Sienne. Il niche sur la crête d’une colline de tuf, à 605 mètres d’altitude. Petite cité de caractère et typiquement de style Renaissance, elle a gardé son âme moyenâgeuse : splendides demeures, remparts du XVIème siècle, palais, charmantes ruelles… La brique et la pierre sont omniprésentes.

J’arrive sur la Piazza Grande qui est l’une des plus belles places médiévales italiennes. Elle est entourée de la cathédrale, du palais Contucci, du palais de Nobili-Tarugi et du palais communal reconnaissable par sa grande tour et le haut de sa façade crénelée.
Après avoir arpenté les ruelles, je suis montée en haut de la tour du Palazzo Comunale pour admirer la vue sur la ville et le panorama sur le paysage toscan. Je suis restée bouche-bée face au tableau se dessinant sous mes yeux. La luminosité matinale qui se reflète sur les cyprès et les champs d’oliviers est absolument magnifique ! La perspective de la ville de plus haut est aussi très intéressante. On peut bien contempler le plan des rues et ruelles qui se rejoignent toutes vers la place centrale. Un peu plus loin j’aperçois la basilique San Biagio, en contre-bas de la colline, si imposante avec son dôme et sa structure en croix grecque. 

Montepulciano est également la capitale incontestée du « vino nobile » couleur de rubis, un des crus les plus cotés de Toscane. Vous trouverez un peu partout dans la ville des cavistes qui proposent des dégustations de vin. 

Informations pratiques

Itinéraire : Depuis Florence prendre l’autoroute E35 en direction d’Arezzo et de Rome. Sortie Valdichiana puis suivre les panneaux vers Montepulciano.
1h30 de route.

Parking à l’entrée du village, circulation interdite en ville

 

Où manger ?

La Corte Dell’ Ulivo
Via di S. Donato, 11

En regardant à l’intérieur par les vitres, j’ai vite été conquise ! Des gâteaux, des pâtes, des pains briochés, des parts de pizzas partout !
Je me suis installée en extérieur sur la terrasse au calme. Service très rapide et rapport qualité/prix irréprochable. Les pâtes étaient très savoureuses.

Tarif : 8 € les pâtes à la bolognaise

4 | Les routes du Val d’Orcia

J’ai décidé de partir à l’aventure, hors des sentiers battus, au coeur du Val d’Orcia. Le dépaysement est assuré à travers ces petits chemins vallonnés, entre les champs d’oliviers, les rangs de vignes, la terre aride orangée et la symétrie presque parfaite des cyprès : un paysage de carte postale typique du Val d’Orcia. Au loin j’aperçois des petits villages nichés sur leur colline et au détour d’un virage je tombe régulièrement face à de jolies bâtisses et anciennes tours crénelées. 

Leurs routes communales sont en fait des chemins blancs avec beaucoup de cailloux et de trous. Le temps et les distances ne sont alors plus du tout les mêmes. Je voulais faire une grande boucle puis au final j’ai dû faire demi-tour pour ne pas rater le coucher de soleil sur la chapelle Madonna di Vitaleta. 

5 | La Chapelle Madonna di Vitaleta

Vous avez deux spots sympathiques pour admirer la célèbre petite chapelle Madonna di Vitaleta, perdue en plein milieu de la campagne toscane !

De style Renaissance, elle a été construite en 1590 puis restaurée en 1884. Elle a été la maison de la Renaissance de la statue de la Vierge sculptée par l’artiste, Andrea della Robbia. La statue a été déplacée dans une église de San Quirico, la ville voisine.
La chapelle est aujourd’hui classée au Patrimoine Mondial de l’UNESCO.

Je m’y suis rendue dans un premier temps à son pied. Après avoir emprunté de nouveau un chemin blanc, Je me suis garée sur une étendue d’herbe juste avant que la route ne s’arrête. De toutes façons, j’ai suivi l’amas de voitures qui y était déjà stationné. J’ai ensuite marché 10 minutes jusqu’à la chapelle.
Méprenez-vous, j’ai réussi à faire des photos sans qu’il y ait personne dessus mais en réalité nous étions bien une quinzaine (avant que des mariés arrivent également…). J’ai du prendre mon mal en patience pour faire les clichés que je souhaitais et attendre qu’il n’y ait plus personne devant la chapelle pendant de longues minutes.
Je suis ensuite repartie en direction de la route principale (SP 146) pour le deuxième spot pour photographier le coucher de soleil sur la chapelle d’un peu plus loin pour avoir plus de la profondeur !  Le spectacle fût incroyable. 
Les touches de nuances vertes et dorées à cette heure de la journée sont vraiment magiques sur le paysage toscan et elles varient si vite ! Ça restera un de mes plus beaux moments du voyage.

6 | San Gimignano

Situé à 56 km au sud de Florence et classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, San Gimignano m’a comblé. Perché sur une colline, on l’aperçoit au loin avec ses hautes tours imposantes entouré du vignoble et des oliviers.

Les familles nobles qui contrôlaient la ville avaient bâti 72 maisons-tours, certaines allant jusqu’à 50 m de hauteur, un symbole de leurs richesses et de leur pouvoir. Aujourd’hui il ne reste que 14 de ces tours mais la ville a conservé son ambiance et son apparence féodale avec plusieurs palais remarquables des XIIème et XIVème siècles.

C’est un vrai régal de se promener au cœur la ville, un pur décor médiéval ! Entre les places, les rues, les maisons, les palais, les tours, les puits et les fontaines, on ne sait plus où donner de la tête tant il y a de belles choses à voir ! Je me suis amusée à me perdre dans les ruelles pavées adjacentes aux deux rues principales pour dénicher des pépites architecturales.
Le décor est typiquement italien, le linge pend aux fenêtres, les maisons sont végétalisées (cactus, succulents, lierres, vignes…) et leurs façades en pierre éclairées par un doux soleil matinal sont chaleureuses.
J’ai eu une petite préférence pour la Piazza del Duomo : quand vous vous mettez au centre de la place, vous avez un magnifique 360° de tours et d’anciens palais qui vous entourent !

J’ai eu la chance d’arriver tôt dans la matinée et j’ai pu arpenter le cœur historique pratiquement seule. Une très bonne chose à faire et à ne pas négliger car oui, dès midi, des hordes de bus touristiques arrivent et envahissent les lieux.

7 | Volterra
 
Après quelques kilomètres, j’arrive à Volterra culminant à 545 mètres d’altitude, au milieu des collines et de la forêt. 
La ville survient à partir du 7ème siècle av. JC avec l’installation des étrusques. Volterra fondait son importance sur les mines de sel et le commerce de ces produits avec les grecs, les phéniciens ou encore les égyptiens. Ses murailles, déjà connues dans son époque, sont le reflet de son pouvoir.
 
J’ai parcouru la ville en long en large et en travers pour ne rien rater : places, ruelles médiévales, maisons-tours, amphithéâtre (théâtre, temples et thermes), la Cathédrale et son duomo et le Palais des Priori, du 13ème siècle, sobre, presque austère avec sa tour crénelée rebâtie après le tremblement de terre de 1856.
J’ai particulièrement apprécié les ruines de l’amphithéâtre dont une partie de la scène, plusieurs colonnes et une partie de l’orchestra en marbre sont très bien conservées. 
La partie haute de Volterra permet de profiter des vues panoramiques de la ville et de ses environs.