Allons salir nos chaussures dans la boue

Ce manifeste prône un retour à la nature autour d’un tourisme bienveillant. Je vous partage quelques réflexions sur les bonnes raisons de changer nos habitudes de voyage tout en protégeant notre environnement.

La tendance de la dénonciation du tourisme de masse est omniprésente sur internet, dans la presse et dans nos conversations. Certes, c’est un fait, la majeur partie des sites touristiques sont sur-médiatisés, notre empreinte carbone explose chaque année en prenant l’avion, la quête de spots instagramables vus et revus révolutionne les réseaux sociaux… La liste est non exhaustive. 

La réflexion autour d’un tourisme responsable et bienveillant est fondamentale si nous souhaitons préserver notre environnement et continuer à profiter des pépites qui nous entourent.

Ne devrions-nous pas réfléchir à des solutions positives envers nos comportements et nos pratiques ? Pourquoi ne pas changer nos habitudes de voyage ? Pourquoi ne pas créer sa propre expérience et faire de son séjour quelque chose d’unique

Et s’il ne fallait pas plutôt partir à l’aventure en pleine nature pour se rendre compte de notre impact sur elle, sur sa fragilité, sa beauté et ainsi nous sensibiliser ?

Allons salir nos chaussures dans la boue !

les bonnes raisons de changer nos habitudes

PARTIR EN VACANCES | Pourquoi se déplacer rapidement alors que le trajet peut être le voyage ?

Nous vivons dans une époque où tout doit être fait, vu, visité rapidement, avec cette épée de Damoclès au dessus de nos têtes : la peur de manquer de temps. La durée des vacances est courte, nous essayons de trouver le moyen de transport le plus rapide pour accéder à notre destination.

Mais finalement, pourquoi ce trajet ne pourrait-il pas être lui-même le voyage en question ?

 

Nous pouvons décider de prendre le temps, savourer le trajet, y ajouter des étapes, s’arrêter à l’improviste : être itinérant et non vacancier.

Le mode de transport peut être varié et doux : à pied, à vélo, à cheval, en train, en bateau, en canoë… peu importe, du moment que vous partez d’un point A pour rejoindre un point B.

 

En France il existe de nombreux itinéraires connectés entre eux pour parcourir nos régions :

– les GR (60 000km de chemins) : la Corse (20), les Pyrénées (10), la Bretagne (34), le chemin de Stevenson (70), le Tour du Mont-Blanc (TMB)…

– les chemins de Saint-Jacques de Compostelle : le Puy-en-Velay, Vézelay, Tours, Arles et le Piémont Pyrénéen

– les canaux : des Deux Mers, de la Loire, du Rhône, de la Marne…

– les pistes cyclables : le canal du Midi, la Vélodyssée, la ViaRhôna, la Scandibérique…

– les voies de chemin de fer : Baie de Somme, Pays Basque, Clermont Ferrand-Nîmes…

 

Mais nous pouvons également nous créer notre propre itinéraire pour un séjour unique et qui nous correspond !

sentier VTT foret
train rouge crémaillère

PAS BESOIN D’ALLER LOIN | Pourquoi partir à l’étranger alors que la France regorge de pépites ?

 

Nous avons la chance d’habiter dans un pays qui possède une grande varié de paysages et de sites.

Il y a de quoi faire et pour tous les goûts : montagnes aux sommets vertigineux, plages de sable fin ou de galets, falaises, vastes plaines, vallées verdoyantes, lacs, volcans endormis, canyons, forêts de conifères et de feuillus, gorges, cascades, vignobles, sites préhistoriques, villages de caractère, châteaux…

D’une région à une autre, nous pouvons vite être dépaysés

Niveau parc national nous sommes aussi bien lotis : la Vanoise, Port-Cros, les Pyrénées, les Cévennes, les Ecrins, le Mercantour, la Guadeloupe, La Réunion, la Guyane, les Calanques et le Parc national de forêts

Et en parc naturel régional aussi : nous en avons 56 !

 

Alors avec une telle richesse et diversité, nous n’avons pas besoin d’aller loin !

Profitons de notre patrimoine local et enrichissons-nous de notre culture !

sommet montagne

NATURE | Pourquoi aller dans la Creuse plutôt que sur des plages bondées ?

Qui dit vacances, dit calme. Difficile de se reposer allongé sur sa serviette sur une plage du bassin d’Arcachon ou au bord de la Méditerranée en plein mois d’Août.

Ne serait-il pas plus judicieux de partir dans des régions moins prisées mais toutes aussi belles ?

Souvent catégorisées comme être « complètement pommée », « une zone banche » ou « le trou du cul du monde », certaines régions sont aujourd’hui sur le devant de la scène car elles cochent toutes les cases pour des séjours slow et déconnexion :

– être loin de la foule

– séjourner en pleine nature

– se dépayser

– se ressourcer

– être au calme

– découvrir des pépites naturelles et un patrimoine local authentique

– rencontrer des petits producteurs

 

Alors, nous n’hésiterons pas à se tourner vers ces belles destinations en avant première !

vue sur puys
dune du pilat

HÉBERGEMENT | Pourquoi ne pas séjourner dans une cabane en bois en pleine nature plutôt que s’entasser dans un village vacances ?

Nous sommes nombreux à rêver de loger pendant nos vacances dans un cadre naturel isolé, loin des campings surpeuplés et des centres de vacances bétonnés.

Dormir dans une cabane dans les arbres, dans une yourte ou encore dans une cahutte, c’est un ressourcement en pleine nature 100% garanti et une expérience unique.

Les offres d’hébergements insolites et d’éco-gîtes sont de plus en plus nombreuses. Les matériaux utilisés et les équipements sont généralement éco-responsables (bois français, toilettes sèches, panneaux solaires, petits déjeuners avec des produits locaux et bio…).

De plus, l’hébergement se fond dans l’environnement sans le dénaturaliser.

Certains sites vont même plus loin : pas de connexion wifi pour un séjour déconnecté, hors du monde.

Une belle parenthèse pour profiter au maximum de ses vacances sans facteur extérieur perturbateur.

 

cabane en bois forêt

ACTIVITÉS OUTDOORS | Pourquoi rester au bord de la piscine d’un hôtel alors que l’on peut partir à l’aventure ?

Chiller au bord d’une piscine c’est bien, aller crapahuter dehors c’est mieux !

Il existe une multitude d’activités pour partir à la découverte d’une région. A pied, à vélo, à cheval, en canoë, en tyrolienne, en parapente… pour à la fois se dépenser (à son rythme), s’amuser, prendre l’air et voir de jolis sites naturels et culturels.

Les must :

– passer en mode slow et prendre le temps

 éviter d’utiliser des modes de transport polluants pendant d’une journée

– se ressourcer en pleine nature

En plus, il paraît que nous bronzons plus facilement en faisant une activité ! 

Et puis, si nous y tenons vraiment, nous pouvons toujours aller nous baigner en fin de journée.

sentier cheval randonnée
randonneur assis sur tronc d'arbre dans une forêt
VTT bois

CULTURE | Pourquoi se dépêcher alors que l’on peut visiter moins mais mieux ?

 

L’idée est de profiter au maximum des activités et des lieux de visiter dans une zone délimitée, sans limite de temps réelle.

Prendre son temps va nous permettre de :

– connaître davantage la ville, le site naturel ou culturel 

– ne pas manquer les événements locaux (visites guidées, marché, expositions…)

– aller en dehors des sentiers battus et découvrir soi-même des pépites méconnues

– visiter sereinement sans la pression d’un planning chargé

– s’imprégner de l’âme du pays et « vivre » comme les locaux : prendre un café en terrasse sur la place d’un village, aller au marché à la rencontre des producteurs locaux…

– choisir une activité insolite pour découvrir autrement

– se souvenir plus facile de ce que l’on a vu sans en avoir trop en tête

– profiter des belles lumières le matin ou le soir

– se reposer, car c’est quand même les vacances !

 

village dans les montagnes

GASTRONOMIE | Pourquoi partir à la rencontre des producteurs locaux ?

À la recherche de convivialité, de partage et d’authenticité ? Aller chez un producteur n’apporte que du positif !

Le propriétaire nous accueille au sein de son exploitation (agricole, viticole, animale…) et nous raconte son histoire avec passion. Il nous explique en détails son savoir-faire, les étapes de la production de ses produits, de la terre à l’assiette. Très souvent la visite se termine par une dégustation des spécialités de l’établissement.

Certains proposent même de mettre la main à la patte autour d’ateliers ludiques : vendange, cueillette, traite… Pour être au plus proche de la nature et  dans la peau de l’agriculteur.

Les fermes et les propriétés se tournent de plus en plus vers une agriculture raisonnée et bio, qui renforce leur identité et la qualité de leurs produits.

Le plus ? Participer à l’économie locale en achetant et en consommant des produits du terroir en circuit court !

vignes golden light
porc noir

NE PLUS SUIVRE LES TENDANCES | Pourquoi ne pas dénicher son propre spot plutôt que tous faire la même photo instagramable d’un site ?

 

La tendance de prendre la même photographie d’un endroit, pour faire comme les autres et ne pas être « has been » sur les réseaux sociaux est alarmante, d’un point de vue environnemental et social. 

Mais, n’est-ce pas excitant de découvrir soi-même un endroit magique, que peu de personne connaisse ?

Ce privilège d’être dans un lieu unique, seul et hors des sentiers battus est incroyable ! Nous avons l’impression d’être les conquérants du Nouveau Monde, tel Christophe Colomb, à la recherche d’une nouvelle terre promise. Les premiers à la découvrir, à l’admirer, à la préserver. 

Pourquoi ne pas garder pour soi ce jardin secret, découvert au détour d’un chemin, d’une falaise, d’une colline ou d’un sous-bois ? Le plaisir sera d’autant plus grand quand nous y retournerons et que nous y serons encore seuls.

Nous pouvons même nous l’approprier et le considérer comme un « chez nous ». Et qui a envie de voir arriver chez lui des milliers de personne ?

 

Bien sûr, nous pouvons partager quelques photos du lieu pour partager notre expérience mais utilisons la géolocalisation « I Protect Nature » pour le garder confidentiel ! 

pin light

Check list : 10 gestes pour un tourisme bienveillant

– en voir moins mais mieux

– ramassons les déchets que l’on voit en randonnée

– désaisonnaliser une destination : découvrons une région hors saison

– utilisons une gourde en inox plutôt qu’une bouteille en plastique

– utilisons la géolocalisation « I Protect Nature » pour préserver le lieu

– déplaçons nous à pieds, à vélo, à cheval, en kayak…

– achetons des produits locaux chez un producteur

– explorons des lieux méconnus

– déconnectons-nous dans des régions plus isolées, loin de la foule

– logeons dans des hébergements responsables

Et s’il était temps de passer le cap, tous ensemble ? Allons salir nos chaussures dans la boue !

soleil couchant montagne lac

Retrouvez tous les articles autour des démarches éco-responsables ici

ITALIE | TURIN : LES SITES INCONTOURNABLES

J’ai séjourné 2 jours à Turin en septembre dernier lors de mon road-trip. Passer un peu de temps dans une ville italienne et découvrir ses atouts culturels me plaît toujours autant. Voilà quelques sites phares immanquables que j’ai beaucoup aimé.

1 | Prendre de la hauteur au Musée National du Cinéma

C’est LE monument emblématique de la ville ! Impossible de le rater avec son célèbre dôme, sa flèche à 167 mètres de haut et sa base aux multiples vitres.

A l’origine un temple pour la communauté juive a commencé à être construit mais les travaux jugés trop coûteux sont suspendus en 1868. La municipalité rachète le bâtiment et relance le chantier pour y installer un musée. Ce n’est qu’en 2000 que le Musée du Cinéma prend possession des lieux.

 Le billet d’entrée comprend la visite du musée (tous les étages) et en supplément vous pouvez accéder à l’ascenseur panoramique. J’ai choisi cette option.

Pour les personnes qui ont le vertige, qui ont peur du vide et des ascenseurs ce n’est pas une super idée. Bien évidemment j’en fais partie mais j’ai quand même décidé de tenter le coup. Ce n’est bien sûr qu’une fois à l’intérieur (petit groupe de 10 personnes) que je me rends compte que l’ascenseur est entièrement en verre. Je décide de fermer les yeux mais ma curiosité prend le dessus et je les réouvre en plein milieu du trajet, suspendue en plein vide. Encore une fois, ce n’était pas une bonne idée. Je tente péniblement de garder mon calme et mon sang froid, les yeux de nouveau clos jusqu’en haut. 85 mètres d’ascension c’est long. Mais une fois arrivée en haut, la vue incroyable sur Turin et les Alpes en arrière plan récompense mon courage.

Une fois de retour en bas je débute la visite du musée en passant à travers un grand rideau rouge, histoire de se mettre dans l’ambiance cinématographique. Le parcours de visite retrace la genèse du cinéma : théâtre d’ombre, effet d’optique, dispositifs de prise de vue et de tournage à travers le temps… La collection est très riche et les explications sont assez ludiques et interactives.
J’arrive au 3ème étage, au « tempio della Mole », la pièce phare du musée située en plein coeur de la coupole. Cette fois-ci mes pieds sont bien accrochés au sol ! Je vois au centre l’ascenseur en verre qui fait des aller-retours incessants et je me rends encore plus compte de cette vertigineuse hauteur. C’est tout de même assez fascinant ! J’ai l’impression d’être dans une cathédrale : cette grande nef avec ses petites chapelles aménagées et décorées sur des thématiques cinématographiques : western, peplum, science fiction, cartoon…
Des fauteuils de cinéma ont été installés tout autour, face à de grands écrans qui diffusent des petits films. Il ne manque plus que le pop-corn.
Les deux derniers étages abordent l’aspect technique du cinéma : effets spéciaux, son, montage, costume, dessin et même une story-board de Star Wars. La visite se clôture par une galerie d’affiches de films.

Cet endroit est certes très fréquenté mais on comprend très vite pourquoi une fois sur les lieux. La vue et le changement rapide d’écosystèmes sont immanquables dans votre découverte de la région !

Informations pratiques

Ouvert du mercredi au lundi de 9h à 20h

Tarif : 16,50€ musée + ascenseur
Billet coupe-file sur internet

2 | Visiter le Palazzo Reale

Ancien lieu de résidence de la Maison de Savoie après qu’Emmanuel-Philibert de Savoie transfère son duché à Turin en 1563. Le complexe abrite le palais résidentiel, l’armurerie, la Galleria Sabanda, le musée d’archéologie, des bibliothèques et des jardins à la française.

La visite commence par un majestueux escalier d’honneur entouré de dorures et de peintures murales à outrance. Je suis toujours émerveillée devant de telles œuvres grandioses même si je n’adhère pas pour la déco de chez moi ! Pour le coup la visite débute très bien.
J’accède à une succession de grandes salles, toutes aussi chargées les unes que les autres et assez ressemblantes : le salle du trône, celle à danser, à manger, du Conseil, les chambres… Un look classique pour un château du XVIème siècle.
Le salon de la Garde Suisse aura retenu toute mon attention avec son sol en damier et la grande cheminée, donnant à la pièce un air de films fantastiques. Vous aussi vous imaginer Harry Potter ?
La visite se poursuit dans la salle d’armes et d’armures, joliment disposées en trophée. J’étais assez emballée jusqu’à ce que je me rende compte que les dizaines de chevaux empaillés étaient des vrais.
Je quitte les lieux rapidement en passant dans les jardins réaménagés au XVIIème siècle par le célèbre Le Nôtre (Versailles), en direction de la biblioteca reale. Plus de 200 000 livres y sont conservés dont des chefs d’œuvre tels que l’autoportrait ou le codex de Turin de Léonard de Vinci. Seul hic, une visite privée était déjà sur place et je n’ai pas eu accès à toute la bibliothèque, à mon grand regret.

A voir également la galleria sabando qui possède une collection de tableaux des écoles piémontaises du XVème siècle et des maîtres italiens : Botticelli, Véronèse, Tintoret, Bellini… et d’Europe du Nord : Van Eyck, Van Dyck, Rubens et Rembrandt.

Le musée d’archéologie se trouve au sous-sol mais je n’ai pas eu le temps d’y jeter un œil.

Si vous souhaitez faire l’ensemble des sites il faut bien compter 3h de visite !

Informations pratiques

Horaires : Ouvert du mardi au dimanche de 9h à 19h

Tarif : 12 € pour accéder à tous les sites

3 | Tomber sous le charme de l’Eglise San Lorenzo

Ma passion pour l’architecture des églises m’a amené bien évidemment à celle de San Lorenzo, adossée au Palais Royal. Incontournable et discrète, ses façades austères du XVIIème siècle (qui ne ressemblent pas du tout à une entrée d’église traditionnel en passant) ne laissent aucun soupçon sur son intérieur plus qu’éblouissant. Le décor en marbres polychromes, les cascades de dorures et les sculptures raffinées me laissent sans voix. Le plus surprenant ? La coupole en forme de fleur à 8 pétales à 50m. Lors des équinoxes de printemps et d’automne à midi la lumière du soleil éclaire les fresques des chapelles latérales qui restent dans l’ombre tout le restant de l’année. Cette prouesse souligne l’ingéniosité de l’architecte qui était féru d’astronomie.

Leçon à retenir : même si une église ne paye pas de mine de l’extérieur, ne jamais hésiter à aller jeter un petit coup d’oeil, on ne sait jamais sur quoi on peut tomber !

4 | Découvrir un des monuments les plus anciens

Située juste derrière le Palais Royal, c’est l’un des monuments les plus anciens de Turin et ce fût l’une des quatre portes d’accès à la ville lors de la période romaine. Elle possède deux grandes arches pour le passage des chars et deux latérales plus petites pour les piétons.
Les deux tours avec des créneaux ont été rajoutées au Moyen-Âge.
La couleur des briques rouges du monument contraste avec les bâtiments construits autour, ce qui redonne à l’endroit un peu plus de ferveur.

Si vous passez dans le quartier, n’oubliez pas de passer au Mercato Centrale !

5 | Se promener sur la Piazza San Carlo

Petit coup de coeur pour cette jolie place italienne, à l’architecture typique turinoise, située à quelques mètres en face du Palais Royal.

Les deux églises symétriques Santa Cristina et San Carlo attirent mon regard alors que je passe devant l’imposante statue équestre d’Emmanuel-Philibert de Savoie, duc de Savoie et Prince de Piémont de 1553 à 1580.

6 | Admirer le coucher de soleil sur Turin et les Alpes

Le meilleur spot pour shooter le soleil couchant ? Direction le couvent des Capucins, accessible à pieds en une vingtaine de minutes depuis le centre ville. Il faut traverser le Pô pour atteindre l’autre rive et grimper jusqu’au couvent. Au même endroit se trouve également le musée de la montagne.

Arrivée tout en haut, bien à l’avance, j’ai profité de la vue panoramique sur la ville avec le contrefort des Alpes au loin pendant une bonne heure. Les dernières lueurs dorées s’évaporent des façades des monuments pour laisser place au crépuscule. Je suis fascinée face aux montagnes teintées de rouge telles embrasées par le soleil. Un spectacle magique.

PARTIR EN ROAD-TRIP DANS LES ALPES

Dans le cadre de mon partenariat avec Lafuma, je vais passer mes vacances d’été dans les massifs alpins. Je profite de cette occasion pour faire un petit road-trip de deux semaines à travers cette région que je ne connais pas du tout.

Je compte partir à la découverte des Alpes françaises du côté de Chamonix, arpenter les paysages somptueux de la Suisse et faire une escale culturelle à Turin et dans le Nord de l’Italie, pays que j’affectionne beaucoup depuis plusieurs années. 
Un programme que je vous raconterais plus en détails à mon retour : 100% nature, randonnées, couchers de soleil sur lacs, tourisme urbain, mers de glace, célèbres sommets (Mont Blanc, Cervin, Mont Rose…) et conférence/retrouvaille avec toute l’équipe d’ambassadeurs Lafuma Outdoor Sentinels pour l’Opération Montagne Responsable du samedi 7 septembre ! Une journée d’action et de sensibilisation, entièrement dédiée à la protection de nos terrains de jeux outdoor préférés.
Le départ approche à grand pas, tout est presque prêt ! J’ai tellement hâte ! 
Vous trouverez ci-dessous la carte avec les points d’étape de mon voyage et les randonnées prévues. Je verrais directement sur place pour les autres activités et visites.
En attendant, je vous propose quelques conseils pratiques  si vous souhaitez découvrir également cette région !

 

LE ROAD TRIP : 16 jours : du 31 août au 15 septembre 2019

OU : En France : la Savoie et la Haute-Savoie
         En Suisse : le Valais et le Vaud
         En Italie : Turin, la Vallée d’Aoste et le Piémont

 

GÉOGRAPHIE : les Alpes c’est 1200 km de montagnes dont 82 sommets à plus de 4000m d’altitude, dont le Mont Blanc, le plus haut d’Europe avec ses 4809m !

 

QUAND PARTIR : toutes les saisons conviennent même si il y fait assez froid l’hiver, surtout dès que vous prenez un peu d’altitude. L’été et l’automne sont idéals pour les randonnées et l’hiver plutôt pour le ski.

 

COMBIEN DE TEMPS : deux semaines suffisent pour découvrir une grande partie de la région, plus ça devient un peu cher, surtout niveau hébergements et transports.

 

COMMENT Y ALLER : pour l’aspect pratique j’y vais en voiture mais pas mal de compagnies aériennes desservent Turin pour une quarantaine d’euros. Pour Genève ça grimpe un peu plus vite par contre. Tout est assez cher en Suisse.

 

CIRCULER EN VOITURE :
– pour les autoroutes suisses il faut se procurer une vignette à coller sur le pare-brise du véhicule pour pouvoir les emprunter sans avoir une amende. Et il ne vaut mieux pas rigoler avec les suisses ! J’ai acheté la mienne sur le site internet de Easytrip pour 36,50 € (rajouter quelques frais de port) et je l’ai reçu en 4 jours. Vous pouvez sinon en acheter sur place avant de passer la frontière dans les stations services ou à la douane mais ça sera un peu plus cher. Elle a une durée d’un an. 

– attention en Italie la circulation est très réglementée dans les grandes villes comme à Turin. Impossible de rouler dans le centre AVEC ses fameux ZTL : zona traffico limitado. Des panneaux les signalent mais ils sont souvent petits… Les caméras de surveillance postées aux quatre coins des rues ne vous rateront pas par contre si vous entrez dans la ZTL et relèveront votre plaque d’immatriculation ! L’amende monte jusqu’à 100€ par infraction. Des parkings gratuits sont situés en périphérie et la ligne du métro vous amènera en plein coeur historique.

– si vous souhaitez faire quelques économies pour passer les frontières franco-italiennes et franco-suisses, et éviter les tunnels du Mont-Blanc (56,90€ A/R) et de Fréjus (57,90€ A/R), passer par les cols. Vous perdez à peine une demie-heure !

– en Italie les panneaux signalent les autoroutes en verts et les routes nationales/départementales en bleus.

– dans les deux pays il faut circuler avec les phares allumés, même la journée.

 

ESSENCE : en Italie l’essence est plus cher qu’en France (1,65€) alors qu’en Suisse le coût est moindre (1,42€). Attention en Italie, il existe encore des stations services avec 2 prix pour chaque carburant. L’un c’est vous qui vous servez, l’autre c’est le pompiste. Les stations « FAIDATE » (fait le toi-même) sont maintenant bien signalées. Le diesel porte le même nom, pour le 98 c’est Senza Piombo et le 95 est vert. A savoir, les cartes de paiement étrangères ne passent pas en libre service. Il faut souvent inscrire le montant souhaité avant de payer et prendre l’essence.

 

TRANSPORTS EN COMMUN : en Suisse il est très facile de se déplacer en train. La compagnie SBB couvre tout le réseau ferroviaire qui est connecté à une multitude de bus.
La majeure partie des sites naturels sont accessibles par téléphériques ou petits trains.

A Turin, le métro et les lignes de bus desservent très bien le coeur historique.  

 

HÉBERGEMENT : par rapport aux coûts excessifs des hébergements suisses, j’ai choisi de me loger à proximité de la frontière, côté Italie. J’ai trouvé de nombreux Airbnb vraiment pas cher et super mignon !

 

DÉCALAGE HORAIRE : pas de décalage horaire

 

MONNAIE : € en France et en Italie et CHF (franc suisse) en Suisse : 1CHF = 0,92€ (en août 2019)

 

MODE DE PAIEMENT : possibilité de payer en euro même en Suisse. Les cartes bancaires passent partout, sauf dans certaines stations services italiennes où il faut payer en liquide. Pour les retraits d’espèces, frais d’1€ au bout du 6ème retrait.

 

PAPIERS D’IDENTITÉ : carte d’identité ou passeport

 

TEL/WIFI : avec mon forfait Orange tous les frais sont déjà inclus. 

 

ÉLECTRICITÉ : prise électrique de type F/L en Italie et de type J en Suisse, prévoir un adaptateur et une multiprise. 

 

SÉCURITÉ : dans les zones touristiques attention aux pickpockets. 

ECOSSE | ÎLE DE SKYE : LES INCONTOURNABLES

Skye, la plus grande île des Hébrides intérieures, est incontournable si vous séjournez en Ecosse ! Les paysages y sont emblématiques, magiques, diversifiés et magnifiques : entre vallons verdoyants, petites maisons colorées en bord de mer, kilomètres de côtes et montagnes rocheuses sortant de la brume, il y en a pour tous les goûts. 

Lors de mon périple en terres écossaises, j’ai passé une journée complète sur l’île et ce fût l’une de mes plus belles étapes.
Voilà les 5 lieux à ne pas manquer et qui raviront tous vos sens !

 

1 | Blackhill waterfall : la petite cascade de Marsco  

C’est par hasard, en me dirigeant vers Portree, que je suis tombée nez à nez avec la petite cascade de Blackhill. Visible depuis la route, vous pouvez vous garer un peu plus loin pour rejoindre le lieu. La chute d’eau vient de la montagne Marsco, situé juste en arrière plan, et elle continue son chemin jusqu’au loch Ainort. La couleur brune de l’eau est due au mélange de la roche granite et de la tourbe par lesquelles l’eau s’écoule.

De l’autre côté de la route, le panorama sur le loch Ainort est vertigineux et me donne un bel aperçu pour la suite de mon périple sur l’île !

Pour les amateurs de cascades n’hésitez pas à vous rendre également aux Fairy Pools au centre-ouest de l’île.

2 | Portree : le port coloré  

Concentrée autour d’une anse naturelle, Portree doit son nom à la visite du roi Jacques V : « le port du roi » en gaélique.
Capitale de Skye, son principal atout réside dans les maisons colorées longeant la baie. Toutes aussi charmantes les unes que les autres, elles donnent une jolie touche de couleur qui égaille le paysage.

Au cœur de la ville, vous trouverez plusieurs magasins, galeries et boutiques d’artisans pour dénicher un petit souvenir.

3 | Old Man of Storr : la randonnée incontournable

Old Man of Storr c’est le spot immanquable à Skye ! S’il ne fallait faire qu’une seule randonnée, c’est bien celle-ci ! Le lieu est célèbre pour son menhir de 50 mètres de haut qui se dresse sur le massif de Storr à 719 mètres d’altitude.

Pour y accéder, un sentier de randonnée a été aménagé. Il faut compter 1h pour monter. La première partie est un peu décevante : toute la forêt de culture a été rasée pour laisser place à un sol recouvert de souches, de branches et de feuilles. 
À un moment le chemin se sépare en deux, vous pouvez opter soit pour l’option plus longue avec une montée plus douce (sur la gauche), soit couper au plus court et grimper un peu plus droit la côte. J’ai choisi la deuxième option. Le dénivelé est un peu fort mais l’effort en vaudra la peine : une fois arrivés en haut vous découvrirez une vue panoramique incroyable sur les montagnes et les lochs voisins. La luminosité est merveilleuse, mêlée de bruine et d’un doux soleil. L’ambiance est complètement mystique. J’aurai pu y rester des heures à admirer ce spectacle. 

Essayez d’arriver un peu tôt ou en fin journée pour accéder au site en toute tranquillité. Je n’ai pas eu cette chance, hélas, et ce fût difficile par moment de se suivre les uns derrière les autres, en particulier sur la première partie du sentier. Une fois sur les hauteurs, les gens se dispersent un peu partout.

Prévoyez de bonnes chaussures et des vêtements chauds pour votre ascension car il fait vite froid et il y a beaucoup de vent !

4 | Kilt Rock : la cascade qui se jette dans la mer 

La route pour redescendre sur la côte est surprenante. J’ai suivi les nombreux lacets, encore une fois, face à un paysage merveilleux : entre le massif du Storr qui se dessine à l’horizon d’un côté, et de l’autre les vues infinies sur la mer

Je me suis arrêtée à Kilt Rock et sa spectaculaire cascade Mealt Falls. L’eau glisse sur la falaise de basalte et tombe directement dans la mer après un saut de 90 mètres. La chute est approvisionnée par le Loch Mealt qui se trouve de l’autre côté de la route. J’ai eu de la chance, le débit de l’eau était puissant car il venait de pleuvoir. Le bruit était assourdissant ! 
Kilt Rock est également reconnu pour les colonnes de basalte verticales de ses falaises qui donnent l’impression d’être les plis d’un kilt écossais. D’où l’origine de son nom !

Un parking est situé juste à la sortie de route et il faut à peine marcher 20 mètres pour se rendre sur le site.
Et comme pour Old Man of Storr, il faudra s’armer de patience et attendre son tour pour s’approchez de la barrière et admirer la vue.

5 | Quiraing : une magie verdoyante  

Sur la route qui monte au point de vue de Quiraing, il y a déjà de très belles vues sur la crête de Trotternish. Cette dernière est le résultat d’épaisses couches de basalte qui se sont déposées sur des sédiments fragiles de la période du Jurassique. Leur poids a déclenché la création de failles et un énorme glissement de terrain. Le mouvement continue de nos jours mais plus doucement.
Le panorama à perte de vue est une nouvelle fois somptueux. A l’horizon, quand la météo est clémente, vous pourrez apercevoir la mer et quelques lochs.
Ici tout est vert, sauf les petits points blancs : des centaines de moutons ! 

La boucle de Quiraing fait 7km (3h car assez technique). Hélas je n’ai pas eu assez de temps pour la faire. Je me suis aventurée seulement sur quelques mètres.

Pour le stationnement, ne vous arrêtez pas dans la montée à la petite zone qui ressemble à un parking. Continuez un peu plus haut, il y a un grand parking sur le plateau.

Hélas par manque de temps, je n’ai pas pu faire toute la partie ouest de Skye, notamment le célèbre Nest Point mais ce n’est que partie remise.
Je suis tombée amoureuse de cette île si spectaculaire, variée et étonnante, je compte bien y retourner pour continuer à la découvrir !

CROATIE | TOP 8 DES INCONTOURNABLES A SPLIT

C’est lors d’un beau mois de juin que je suis partie une semaine en Croatie à Split avec ma soeur. Située en Dalmatie centrale, sur les bords de l’Adriatique, la ville a été aménagée dans l’enceinte d’un palais romain datant du IIIème siècle. Autant vous dire que Split regorge de petits endroits pittoresques. 

Ville balnéaire et historique, chacun y trouve son compte ! Et pour les fans de Game of Thrones, la ville a servi de lieu de tournage pour certaines scènes de la saison 5 (ruelles et au Palais de Dioclétien où Daenerys garde ses dragons). 

Petite rétrospective sur mon séjour à Split et sur ses incontournables !

 

1 | Le Palais de Dioclétien, l’emblème de la ville

Érigé en 300 par l’empereur Dioclétien, c’est l’un des édifices romains les mieux conservés au monde. Initialement le palais mesurait 250 mètres sur 180 mètres et possédait quatre grandes tours aux angles (il n’en reste plus que trois). Construit tel une villa romaine de campagne, Dioclétien avait souhaité que l’ensemble architectural corresponde à l’idéologie tétrarchique : une belle demeure, son mausolée, son temple, accolé à un camp militaire.
La partie sud du Palais était prévue pour l’empereur avec ses appartements et les édifices religieux et la partie nord était destinée à la garde impériale.
Au fil des siècles, l’intérieur du palais fût progressivement occupé par les populations : habitations et commerces remplirent les lieux puis s’étendirent au delà des murailles de l’édifice. 
Aujourd’hui, situé en plein coeur de centre historique de Split et classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, le monument a conservé la partie principale du palais. Les façades restantes et leurs décors sont somptueux !
Les visites à ciel ouvert sont libres tout au long de l’année.

2 | Découvrir le Temple de Jupiter

Situé dans le Palais de Dioclétien, le temple de Jupiter a été érigé à la fin IIIème siècle lors de la construction du palais de Dioclétien.
A l’extérieur se trouve un des sphinx en granit que Dioclétien a fait venir d’Egypte. Une fois à l’intérieur du temple, on se retrouve face à la statue du roi croate Zvonimir, la plus ancienne représentation d’un roi européen datant du Moyen-Age.

Le lieu a été transformé en baptistère pour la cathédrale Saint Domnius à la fin du IXème siècle et abrite d’imposants fonts baptismaux. Le plafond, orné de masques romains et de motifs floraux, est particulièrement beau.

Informations pratiques

Le temple est tout petit, la visite est très rapide (10 minutes maximum). 

Ouverture :  tous les jours de 8h30 à 19h

Tarif : 10 kn soit 1,35 €

3 | Se promener le long de la côte vers les plages à l’Ouest

Au départ de la marina de Split vous pouvez suivre un sentier aménagé le long de la côte. Il donne accès aux différentes plages situées sur le bras de terre à l’Ouest de la ville et permet également de contourner le parc. 
La promenade est très agréable : un joli port, une eau turquoise, une vue panoramique sur les îles croates, des cactus par milliers, du sable fin, des criques.
Un climat typique méditerranéen qui permet de sortir un peu de la ville et de trouver un peu d’air « frais » marin.

4 | Boire un verre ou se restaurer Place de la République

Appelée également les Procuraties, la Place de la République a été construite au milieu du XIXème. De style néo-Renaissance, les trois imposants bâtiments en forme de U reflètent l’influence artistique italienne : les arcades, les bas-reliefs des fenêtres et cette couleur rouge-orangée recouvrant les façades. Il y a un air de la Place Saint-Marc à Venise vous ne trouvez pas ?

La place est ouverte uniquement sur le côté sud, offrant une magnifique vue vers le port et le quai de Split
Un endroit idéal pour se rafraîchir à la terrasse d’un café ou se restaurer après une chaude après-midi.

5 | Prendre un peu de hauteur au Marjan Park

Pour les amateurs de vue panoramique et qui souhaitent prendre un peu de recul pour admirer la ville autrement, je ne peux vous conseiller que le Marjan Park !
Au départ de la marina, prenez la direction du parc en passant par le quartier Veli Varos, anciennement habité par les pêcheurs de Split et qui a conservé son atmosphère pittoresque. Les petites ruelles escarpées vous emmèneront au pied d’une jolie chapelle avec vue sur mer et sur Split, puis à travers le parc.
La vue de Split au pied des montagnes est particulièrement belle !

6 | Se relaxer sur les plages paradisiaques de Kasjuni et Jezinac Beach

Qui dit vacances, dit repos. Après avoir découvert une grande partie de la ville, nous avons souhaité profiter un peu du soleil et de la mer. Direction les deux sublimes plages (mais hélas connues) de Kasjuni et Jezinac situées à l’Ouest pour un bain de fraîcheur !

Le cadre est digne d’une carte postale : eau turquoise (et chaude !), plage de galets et de sable fin, une vue splendide sur les îles alentours.
Nous avons eu une préférence pour Kasjuni Beach (la plus éloignée et la moins fréquentée) pour ses falaises rocheuses et son décor plus naturel.

7 | Monter au sommet du clocher de la Cathédrale Saint-Domnius

Située dans le coeur historique de Split, au pied du palais de Dioclétien, la Cathédrale Saint-Domnius est un des monuments emblématiques de la ville.
À l’origine, il s’agissait du mausolée de Dioclétien. 350 ans après, l’archevêque Jean de Ravenne transforma la tombe en église catholique romaine. Puis au fil des siècles furent ajoutés un campanile (XIIème siècle) et une abside dans le choeur (XVIIème siècle).

Nous avons décidé de vaincre notre peur du vertige et de grimper tout en haut du clocher (57 mètres). Une bonne décision de notre part car la vue est incroyable : les toits orangés des maisons, la vue infinie sur la mer, les bateaux de croisière voguant vers les îles, le quartier historique imposant ou encore les chaines de montagnes au loin vers l’Est.

Informations pratiques

Ouverture : de 8h à 20h pour la cathédrale et de 9h à 19h pour le campanile.

Tarif : 5 kn soit 0.67 €

8 | Manger au Papas Split pendant le coucher de soleil

Cadre magnifique au bord de l’eau, dans la marina qui vaut le détour à lui seul. Nous avons savouré de très bons cocktails puis de délicieux burgers face au coucher de soleil.
Les tarifs du Papas Split sont très raisonnables, un très bon rapport qualité-prix avec vue ! L’avantage en Croatie est qu’on mange bien pour une somme ridicule par rapport à l’euro !

Informations pratiques

Ouverture : tous les jours de 11h30 à minuit

Tarif : à partir de 5kn soit 0,67 €

La Croatie est une très belle découverte ! Elle possède une richesse culturelle fabuleuse et un environnement naturel d’une beauté sans pareil. Prochaine étape ? Découvrir Dubrovnik !